Étude : Synécoculture à Khan & Mbankkomo (Cameroun)
Étude pour l’introduction d’une approche écosystémique augmentée (Synécoculture) au Cameroun, à Khan (région du Littoral) et à Mbankkomo (région du Centre) pour la conservation de la biodiversité et le contrôle de la désertification
Auteur : LANGSI YELOMA Ruth • Date : AOÛT 2025
Introduction
Le Cameroun, souvent qualifié d’« Afrique en miniature », possède une diversité écologique remarquable allant des zones côtières aux forêts denses et aux savanes.
Toutefois, les pressions humaines et climatiques menacent sérieusement la biodiversité et la qualité des sols.
Les localités de Khan (région du Littoral) et Mbankkomo (région du Centre) connaissent une déforestation accrue, une dégradation des terres et une perte progressive des espèces locales.
L’introduction de la Synécoculture, approche écosystémique augmentée, peut offrir une alternative durable pour régénérer les écosystèmes, contrôler la désertification et promouvoir la sécurité alimentaire.
1. Contexte et enjeux locaux
À Khan (Littoral) :
- Forte pression agricole et exploitation forestière.
- Diminution des terres fertiles due à l’érosion et à l’urbanisation croissante.
- Menace sur la biodiversité côtière et forestière.
À Mbankkomo (Centre) :
- Avancée de la déforestation et pratiques culturales extensives.
- Vulnérabilité des sols liée au changement climatique et à l’agriculture sur brûlis.
- Pression démographique et insécurité alimentaire des communautés rurales.
2. La Synécoculture : principes et atouts
- Diversité biologique accrue : intégration d’espèces locales et cultivées.
- Fertilité durable : restauration naturelle des sols sans recours aux intrants chimiques.
- Microclimat protecteur : limitation de l’évapotranspiration, protection contre l’érosion.
- Résilience socio‑économique : amélioration de la productivité agricole et des revenus locaux.
3. Potentiel d’application à Khan et Mbankkomo
- Conservation de la biodiversité : réhabilitation des espèces endémiques forestières et agroforestières (iroko, moabi, kolatier, acacia).
- Contrôle de la désertification et de l’érosion : plantations associées d’arbres, légumineuses et cultures vivrières.
- Sécurité alimentaire : diversification des productions (manioc, maïs, bananier, légumes, plantes médicinales).
- Développement communautaire : projets collectifs créant des emplois verts et une économie circulaire locale.
4. Conditions de mise en œuvre
- Études agroécologiques locales pour adapter la Synécoculture aux réalités pédoclimatiques.
- Formation et sensibilisation des agriculteurs et jeunes ruraux.
- Partenariats institutionnels : communes, universités, ONG, etc.
- Financement durable via des projets climatiques et de conservation de la biodiversité (FAO, PNUD, Fonds vert pour le climat).
5. Recommandations
- Développer des sites pilotes à Khan et Mbankkomo comme vitrines de Synécoculture.
- Renforcer la gouvernance locale et communautaire pour l’appropriation de la méthode.
- Créer un réseau d’échanges interrégionaux sur la Synécoculture au Cameroun.
- Intégrer l’approche dans les plans nationaux de gestion durable des terres et forêts.
Conclusion
L’introduction de la Synécoculture à Khan et Mbankkomo représente une opportunité unique pour concilier conservation de la biodiversité, contrôle de la désertification et développement durable.
Cette approche, adaptée au contexte camerounais, peut renforcer la résilience écologique et socio‑économique des communautés, tout en contribuant aux Objectifs de Développement Durable (ODD).



